Autocuiseur Sitram : une cocotte pas tout à fait comme les autres

Lorsque l’on parle de « cocotte minute » on sait très bien de quelle marque il s’agit puisqu’elle est propriétaire du nom. Le terme « autocuiseur », en revanche, désigne les ustensiles du même type commercialisés par d’autres marques. Si la première est leader sur le marché en tant qu’inventeur de la cocotte minute, une autre marque a également introduit une nouveauté en matière d’autocuiseur. Petit tour d’horizon de l’autocuiseur Sitram.

Autocuiseur Sitram

Le fondateur de Sitram travaillait dans la sous-traitance automobile avant de créer sa propre entreprise. C’est ainsi que l’usine Sitram vit le jour en 1963 dans une commune de l’Indre, devenant le premier fabricant à utiliser l’acier inoxydable, communément dénommé inox, pour des ustensiles de cuisson. A une époque où l’unique système de fermeture de l’autocuiseur était l’étrier, il innova également en lançant l’autocuiseur à baïonnette.

Le groupe Sitram est devenu depuis le fournisseur des grandes chaînes hôtelières mondiales ainsi que d’un grand distributeur professionnel, ce qui dénote un gage de qualité et solidité. Il s’est également mis au service des particuliers avec une gamme de produits diversifiés, dont l’autocuiseur Sitram Sitra Forza.

1) Le design de la cocotte minute Sitram

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est plutôt étonnant. Les poignées de chaque côté de son couvercle plat lui donne un petit air de montera, la coiffe traditionnelle du torero. On aime ou on n’aime pas, c’est une affaire de goût personnel. La cuve est plus ou moins haute selon la capacité. En effet l’autocuiseur Sitram existe en 5 capacités avec un diamètre de 24 cm pour tous les modèles :

  • 4 l pour 2 à 3 personnes, hauteur 9 cm ;
  • 6 l, 3 à 5 personnes, hauteur 13 cm ;
  • 8 l, 5 à 8 personnes, hauteur 17 cm ;
  • 10 l, 7 à 10 personnes, hauteur 21 cm ;
  • 13 l, 10 à 13 personnes, hauteur 27 cm.

En inox 18/10 (le plus résistant existant sur le marché), il est muni de poignées clipsées interchangeables en bakélite noire. Le fond alu renforcé d’inox magnétique en fait un autocuiseur compatible tous feux y compris induction. Le polissage extérieur miroir lui assure un brillant incomparable.

2) Le fonctionnement

Pour ceux ayant une expérience d’ouverture/fermeture à étrier ou à bouton poussoir, le système baïonette peut sembler déroutant au premier abord. En fait il s’agit simplement d’un tour de main à attraper. Les flèches des poignées et du couvercle doivent coïncider ; une fois le couvercle correctement positionné, il suffit de tourner légèrement pour faire concorder les deux parties des poignées. Ce système ne nécessite aucun déploiement de force.

La cuisson s’effectue ensuite comme dans n’importe quel autocuiseur : cuisson vapeur grâce au panier perforé ou cuisson immergée pour de bons petits plats mijotés. Là aussi, la diminution de la source de chauffe lorsque la température de cuisson est atteinte génère une économie d’énergie.

Parlons justement de la température de cuisson qui est source d’étonnement au cours des premières utilisations. Sur les autocuiseurs des autres fabricants, la vapeur s’échappe avec un chuchotement continu. L’autocuiseur Sitram délivre des jets successifs de vapeur, faisant craindre une absence de cuisson régulière. Mais quand on sait que son régulateur n’est pas conçu pour tourner, on s’y habitue très vite.

Cet autocuiseur est totalement sécurisé. Il existe une soupape de sécurité qui se déclencherait si la soupape du régulateur venait à être bloquée. Sur le pourtour de la cocotte une fenêtre d’extrusion du joint constitue une sécurité supplémentaire. En cas de dysfonctionnement des deux premiers dispositifs, le joint se déformerait par cette fenêtre et provoquerait la fuite de la pression. Enfin, l’ouverture du couvercle s’avère impossible si la cocotte est sous pression.

Pour faire tomber la pression, le fabricant préconise d’immerger l’ustensile à l’eau froide. Si vous décidez toutefois de la laisser s’évacuer naturellement par la soupape, sachez que le temps de décompression sera bien plus long et vous risquez surtout une sur-cuisson puisque cette dernière se poursuit jusqu’à avacuation complète de la vapeur.

3) Conclusion sur l’autocuiseur Sitram

Outre les avantages découverts ci-dessus, l’autocuiseur Sitram présente les mêmes que les autres autocuiseurs : rapidité de cuisson, sauvegarde des vitamines avec la cuisson vapeur, entretien facile (la cuve passe au lave-vaisselle). Il offre surtout un intérêt considérable au niveau du prix, bien moindre que celui des ustensiles équivalents présents sur le marché.

L’inconvénient majeur se situe au niveau du joint qu’il faut remplacer assez souvent sous peine de perte d’étanchéité.

L’autocuiseur Sitram représente un achat très intéressant pour les petits budgets à la recherche d’une cocotte pas cher. Pratique, facile à utiliser, fourni avec un un petit livret de recettes, son apparence design sera un plus dans votre cuisine si elle correspond à vos goûts (ce qu’on peut supposer être le cas si vous en faites l’acquisition).

One Response to “Autocuiseur Sitram : une cocotte pas tout à fait comme les autres”

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  1. RAYMOND Michel says:

    Cette cocote est parfaite , verrouillage sans effort , inox elle reste propre et difficile à rayer , pas de peinture qui disparait avec le temps etc

    ses defauts , chez le privé sitram ne jouit pas de la notoriété ou celebrité de seb ,
    on ne sait pas si on peut retrouver des pieces , jamais vu pour ma part une gondole de pieces detachées dans un super u
    alors qu’il m’est arrivé d’en trouver pour du seb, notamment des joints

    ses poignées laterales sont à améliorer : elles presentent le defaut d’étre exposées aux courants chauds ascendants du bruleur gaz , on ne peut les saisir du bout des doigts pour soulement du couvercle en toute securité … et loin du chaud , de ce point de vue la cocotte seb est plus rassurante , la poignée centrale tient dans une main et bien et elle est moins chaude car plus eloignée de la source de chaleur

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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