Selectionner et acheter sa cocotte minute

Cocotte minute

Dans l’absolu, force est de reconnaître que l’absence de cocotte minute ne vous empêchera pas de cuisiner, poêles et casseroles étant les éléments de base de la cuisson. Cet ustensile appartient à la catégorie qui facilite la vie et qui permet d’évoluer de la cuisine quotidienne relativement basique à la gastronomie.

Il est certaines préparations que l’on rechigne à effectuer si l’on ne possède pas le matériel adéquat. Pétrir une pâte épaisse sans machine relève de l’épreuve de force ; découper des légumes de façon régulière en grande quantité ou préparer des litres de soupe sans robot mobilise un temps conséquent. De même, qui n’a jamais jeté l’éponge devant une recette nécessitant 4 ou 5 heures de cuisson? D’autant plus qu’une cuisson longue s’accompagne d’une surveillance impérative du niveau de liquide dans le récipient. C’est là qu’intervient l’utilité d’une cocotte minute.

Une question vient souvent à l’esprit : quelle différence entre cocotte minute et autocuiseur? La réponse tient en un mot : aucune. En 1953 les frères Lescure, alors propriétaires de la société Seb, créèrent et commercialisèrent un autocuiseur baptisé « cocotte minute » et dont le nom fut déposé. Même s’il est devenu synonyme d’autocuiseur dans le langage courant, il ne peut en réalité être employé que pour les produits Seb, les autres marques répondant à la dénomination d’autocuiseur.

Pour comprendre l’intérêt d’une cocotte minute, il faut d’abord en connaître le principe de fonctionnement. La cuisson s’effectue sous pression, selon le procédé inventé par Denis Papin en 1679. L’eau contenue dans un récipient fermé hermétiquement s’élève jusqu’à 120° sous l’effet de la chaleur. L’évacuation du surplus de vapeur s’effectue grâce à la soupape située sur le couvercle mais cesse en-dessous d’une certaine pression.

La cocotte minute offre trois avantages majeurs :

  • la rapidité due à la température élevée ; selon le modèle, elle s’effectue 2 à 5 fois plus vite qu’avec une casserole traditionnelle ;
  • la préservation des minéraux et des vitamines ; leurs principaux ennemis sont la lumière, l’air et la chaleur ; les aliments ne sont pas soumis aux deux premiers grâce au couvercle hermétique et la durée d’exposition à la chaleur est raccourcie ;
  • l’économie dont la soupape est l’agent essentiel ; dès son déclenchement, elle maintient la température de cuisson avec un apport d’énergie minimal.

Les avantages de cet ustensile l’emportent largement sur son seul véritable inconvénient : l’encombrement. Encore ce dernier dépend-il de la taille de la cocotte minute. Voyons maintenant les critères qui doivent vous guider dans votre choix, sachant que la matière n’entre pas en ligne de compte puisque les autocuiseurs sont généralement en acier. Si votre cuisine est équipée d’une plaque à induction, assurez-vous simplement que le fond est compatible.

Les critères incontournables pour bien choisir la meilleure cocotte minute possible

1) La capacité

Si les premiers modèles d’autocuiseurs étaient relativement imposants, les fabricants ont pris conscience que cette catégorie d’ustensile n’est pas réservée aux seules familles nombreuses. Il est d’ailleurs fréquent de trouver un même modèle décliné en plusieurs capacités et vous choisirez en fonction du nombre de personnes composant la famille :

  • 2 à 4 personnes = 4,5 litres ;
  • 4 à 6 personnes = 6 litres ;
  • 6 à 8 personnes = 8 litres ;
  • 8 à 10 personnes = 10 litres.

2) Le système d’ouverture

  • A étrier : un certain nombre d’accidents avec les cocottes minute de première génération ont été générés par ce système d’ouverture ; elles ont ensuite été équipées d’un système de sécurité empêchant l’ouverture du récipient si celui-ci est encore sous pression et ne présentent donc aucun danger.
  • A baïonnette : très simple d’utilisation, il suffit de tourner le couvercle dans un sens ou dans l’autre pour enclencher ouverture et fermeture.
  • A bouton-poussoir : une simple pression du doigt sur le bouton suffit à ouvrir et fermer la cocotte.

3) Les options

  • Les poignées rabattables : quel que soit l’ustensile de cuisson, l’élément qui complique le rangement est la queue ou la poignée. Grâce aux poignées rabattables, vous gagnerez 20% sur l’encombrement.
  • Le minuteur pour une cuisson sans surveillance ; il fonctionne en deux temps : une première fois au déclenchement de la cuisson sous pression puis quand cette dernière est terminée.
  • Certains modèles disposent d’un régulateur de pression selon que l’on opte pour une cuisson haute pression (température très élevée) ou basse pression (température moins élevée et plus longue pour certains types d’aliments).

4) La marque

Celle qui tient le haut du pavé en matière d’autocuiseur est sans conteste Seb. En tant qu’inventeur de la cocotte minute il ne peut exister aucune doute concernant sa fiabilité. Au fil du temps la marque a su moderniser ses modèles et les diversifier tout en apportant une attention particulière à la sécurité. Citons entre autres :

  • Authentique, le modèle d’origine mis au goût du jour ;
  • Clipso compact, se déclinant en 4 capacités ;
  • Acticook qui intègre le système Eco et offrant lui aussi 4 capacités ;
  • Nutricook, 2 capacités et 4 programmes de cuisson.

Une autre marque est également très appréciée des consommateurs : Sitram. Un peu en retrait sur le plan de la notoriété par rapport à Seb, ce modèle s’en démarque par un prix plus abordable malgré une très bonne qualité.

Du bon usage d’une cocotte minute

Quels que soient la marque et le modèle choisi, certains réflexes sont utiles et parfois même incontournables pour une utilisation optimale.

  • Décompter le temps de cuisson à partir du moment où la soupape chuchote.
  • Débuter la cuisson à feu vif puis le baisser à la mise en route de la soupape : c’est la garantie d’économie d’énergie et d’aliments à la cuisson idéale.
  • Ne jamais utiliser une cocotte minute sans liquide à l’intérieur et limiter celui-ci aux 2/3 de la cuve.
  • Les aliments susceptibles de gonfler (légumes secs, riz…) ne doivent pas occuper plus de la moitié de la cuve.
  • L’ouverture de la cuve ne peut s’effectuer avant l’évacuation totale de la vapeur ; ne pas tenter de forcer l’ouverture.
  • Le joint du couvercle doit être remplacé chaque année.

En résumé, la cocotte minute est un ustensile dont on se passe aisément… jusqu’au moment où l’on découvre tous ses avantages. On l’imagine comme la complice des plats longue cuisson et on la découvre aussi apte à diverses utilisations : cuisson vapeur, stérilisation et même faitout d’appoint si l’on possède un modèle grande capacité et que 10 copains s’invitent à l’improviste pour une soirée spaghetti.

Dernier conseil : vous pourriez être tenté d’acheter à l’étranger une cocotte minute de marques (au demeurant tout à fait fiables) non distribuées ici. Rappelez-vous alors qu’en cas de dysfonctionnement il ne vous restera que vos yeux pour pleurer et un nouvel investissement à envisager.

One Response to “Selectionner et acheter sa cocotte minute”

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  1. Maxime says:

    Je suis un adepte de la cuisine traditionnelle avec des ustensiles « haut de gamme ». Quoi de mieux qu’un plat qui mijote lentement ? Un bourguignon à l’autocuiseur, ça va vite, certes, mais c’est vraiment pas le même gout.
    Toutefois, je suis aussi un adepte des autocuiseurs, quand on sait s’en servir à bon escient. Un pot-au-feu se reussit très bien avec ce type d’appareil.
    Votre article est intéressant.
    Vous avez bien fait de citer Sitram. Les anciens modèles à soupapes centrale (de type miss inox) à fond inox-cuivre-inox sont des merveilles de qualité de construction. Indestructible.
    dans la rubrique : « système d’ouverture », vous avez oublié de mentionner le système très particulier et original de LAGOSTINA, qui a ses amoureux.
    Cordialement
    Maxime

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